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Pétrole et transports : effets sanitaires dus à la pollution atmosphérique des différents modes de transport

  • Publié le 11 novembre 2013
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Energie et santé : les comptes-rendus de la 6ème université d'été de Sauvons le climat

 

Denis ZMIROU-NAVIER - Professeur des Universités, Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, membre du Haut Conseil de la Santé Publique - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. :

Pétrole et transports : effets sanitaires dus à la pollution atmosphérique des différents modes de transport


Présentation :

Dans les grandes cités françaises, les concentrations dans l’air ambiant des oxydes d’azote (NOx) et des particules fines ont tendance à stagner depuis une dizaine d’années,
singulièrement au voisinage des voiries à fort trafic. La France est ainsi, comme d’autres pays européens, sous la menace de lourdes sanctions de la Commission européenne
pour non respect des valeurs limites de ces indicateurs de qualité de l’air. Malgré les améliorations induites par des réglementations de sévérité croissante portant sur les
émissions unitaires des véhicules automobiles, voitures et camions, la croissance régulière du parc et son lent renouvellement, particulièrement pour la motorisation diesel,
ne permettent pas une baisse des émissions globales en site urbain.
- Or, l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique est de mieux en mieux connu. Si la situation est sensiblement meilleure qu’il y a 20 ou 30 ans et, surtout, que dans les mégapoles des pays émergents, la menace pour la santé publique est encore sérieuse, avec des conséquences en termes d’espérance de vie qui peuvent atteindre plusieurs
mois dans des grandes villes françaises et près de deux ans dans d’autres métropoles européennes. Cet impact sur l’espérance de vie est la résultante d’une variété de
manifestations morbides à court et plus long terme qui peuvent affecter une vaste gamme de systèmes biologiques : les poumons (notamment inflammation des voies aériennes, déclenchement de crises d’asthme voire initiation de la maladie asthmatique, induction de cancers bronchiques …), le système cardiovasculaire (avec notamment accroissement du risque d’infarctus du myocarde), plus récemment la fonction de reproduction et les issues des grossesses (petit poids de naissance, prématurité et risque de décès néonatal) ont fait l’objet de nombreux travaux permettant d’établir les effets de différents polluants et indicateurs de pollution complexe associés aux émissions des transports recourant au pétrole (essence et gazole).
Ces transports contribuent substantiellement aux concentrations ambiantes des particules fines (par exemple de l’ordre de 45% des PM2.5 proches de grands boulevards parisiens ; deux à trois fois moins en situation de « fond urbain » ; ou 80% des particules ultrafines de carbone suie) ou des NOx.
La présentation étaiera et illustrera ces faits en s’appuyant sur les données récentes de la littérature et justifiera que la réduction de la pollution atmosphérique liée aux moyens de transport des personnes et des marchandises utilisant le pétrole et ses dérivés doit encore constituer un objectif majeur des politiques publiques de santé et d’environnement dans les pays avancés

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Voir les vidéos :

Introduction / 1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / questions-réponses

Voir l'interview de Denis Zmirou-Navier : http://youtu.be/OI1_gtuNFc4

 

Les actes de l'université seront publiés par l'APPA dans sa revue "Pollution Atmosphérique"

 

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