Sauvons Le Climat : solutions pour le futur, actions au présent
COMMENT (VRAIMENT) RÉDUIRE LES EMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE (GES)

Ce que nous voulons :

la consommation sans frein des énergies fossiles provoque, via les gaz à effet de serre, un réchauffement climatique dont les conséquences s’annoncent redoutables. Sauvons le climat (SLC) cherche humblement à apporter une contribution positive, scientifique, cartésienne au débat, tout en estimant urgent que se crée un mouvement d’opinion puissant exprimant, loin des positions idéologiques, la réalité des faits et les conséquences que nous devons en tirer.

ARTICLES
  • HOMMAGE A RÉMY CARLE

    Rmy Carle

    Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Monsieur Rémy CARLE, le 29 janvier 2023, dans sa 93ème année. Nous adressons à sa famille nos plus sincères condoléances.

    C’est un des grands acteurs de la réalisation du programme nucléaire français et de sa réussite qui disparait.

  • Neutralité carbone : de quoi parle-t-on ?

     

     

    Pour atteindre les objectifs climatiques de l’accord de Paris, le GIEC a établi que la neutralité carbone devra être atteinte dans la seconde moitié du XXIème siècle. Cette neutralité carbone, des pays, des villes, des entreprises… ont annoncé qu’ils allaient l’atteindre, souvent bien avant la date critique. Mais leur « neutralité carbone » et celle du GIEC sont-elles la même chose ? Rien n’est moins sûr.

    Pour beaucoup, neutralité carbone veut dire qu’ils n’émettront pas plus de carbone que ce que la nature reprendra. La définition du GIEC est toute autre : neutralité carbone, cela veut dire que l’homme éliminera de l’atmosphère autant de carbone qu’il y en aura injecté.

    Quel que soit son lieu d’injection dans l’atmosphère, le CO2 se mélange rapidement à l’ensemble de l’atmosphère et intéresse donc toute la surface du globe. La neutralité carbone telle que définie par le GIEC est donc une propriété globale.

  • Une catastrophe climatique peut-elle encore être évitée au niveau planétaire ?

     

     

    Une tribune signée par l’association Sauvons le Climat, qui défend un scénario de sortie des combustibles fossiles dans une optique « positive, scientifique, cartésienne », sous la plume de Jean Poitou, physicien climatologue, ayant fait toute sa carrière au CEA, président du conseil scientifique de l’association.

    Compte tenu des quantités de gaz à effet de serre et du rythme actuel de leurs émissions, court-on vers une catastrophe climatique au niveau planétaire ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’entendre sur le sens qu’on donne au terme « catastrophe climatique ». Le climat de la Terre a connu dans l’histoire géologique du globe des situations bien plus éloignées du climat actuel que ce vers quoi nous nous dirigeons. Le climat a aussi connu des crises violentes abruptes comme celle qui a été crée par l’impact de l’énorme astéroïde à Chixculub il y a 66 millions d’années, qui a entraîné une extinction massive et marqué la fin des dinosaures.

  • Pollution atmosphérique et climat

    Le témoignage inattendu du méthane

     

     

    On sait depuis des années que la pollution atmosphérique peut agir sur le climat. La lenteur avec laquelle a démarré le réchauffement global dans la seconde moitié du 20ème siècle a pu être imputée au rôle d’écran joué par les aérosols émis par l’industrie ; une fraction du rayonnement solaire était réfléchie vers l’espace. L’effet d’écran est une façon de moduler le réchauffement. Une autre est de moduler la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre.

    La concentration atmosphérique du méthane a augmenté de façon exceptionnellement élevée en 2020. Cela est d’autant plus surprenant que 2020 a été marquée par des activités humaines réduites sur Terre à cause du confinement mis en place pour limiter la propagation de la covid.

  • AVIS FAVORABLE AU PROJET DE CONSTRUCTION DE 6 EPR2

    Cahier d’acteur de Sauvons Le Clmat

     

    Dans le cadre du débat public en cours sur le lancement de la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2, « Sauvons le climat » vient de déposer un « Cahier d’acteur » pour donner un avis favorable à ce projet et pour expliciter cet avis.

    Ce projet constitue pour « Sauvons le climat » la première phase d’un programme nucléaire de long terme. Ce programme est indispensable pour assurer la production d’électricité décarbonée dont le pays a besoin pour se passer rapidement, et au plus tard en 2050, des combustibles fossiles utilisés aujourd’hui dans de nombreux secteurs de l’économie.

  • La France doit orienter ses efforts de décarbonation vers les secteurs les plus émetteurs.

     

     

     Publié par Le Monde de l'Energie le 16.12.2022 ,    par Sauvons le climat

    Une tribune signée par l’association Sauvons le Climat, qui défend un scénario de sortie des combustibles fossiles dans une optique « positive, scientifique, cartésienne », sous la plume d’Éric Maucort, ancien cadre dirigeant d’EDF, président de l’association.

    Les efforts de décarbonation doivent, au niveau français, être à l’évidence orientés vers les secteurs les plus émetteurs.

    Il faut mettre fin à la fascination irraisonnée sur la production d’électricité alors que c’est un domaine sur lequel la France occupe depuis des années une position privilégiée (les émissions représentent moins de 5% des émissions du pays). Cette focalisation sans fondement, matérialisée dans la loi Transition Énergétique pour une Croissance Verte, éloigne l’attention des domaines sur lequel les progrès les plus importants restent à faire.

  • Se passer de nucléaire, c’est « sauter d’un avion sans parachute en espérant le tisser pendant la descente… »

     

     Publié par Le Monde de l'Energie le 09.11.2022 ,    par Sauvons le climat

    Une tribune signée par l’association Sauvons le Climat, qui défend un scénario de sortie des combustibles fossiles dans une optique « positive, scientifique, cartésienne », sous la plume de Georges Sapy, ingénieur en électricité.

    Quels scénarios vers la neutralité carbone pour la France ?

    Répondre à cette question passe par l’inventaire des solutions énergétiques peu carbonées qui sont disponibles selon les connaissances actuelles. Or, il n’y en a que deux : l’énergie nucléaire, la moins carbonée de toutes avec l’hydraulique, qui est en outre « pilotable » (on peut moduler sa production) et apte à produire de l’électricité à très grande échelle et à un coût raisonnable. L’autre solution est le recours aux énergies renouvelables dont les trois principales sont l’hydraulique, utilisée depuis très longtemps mais dont le potentiel de croissance est limité, et les énergies variables et intermittentes du vent et du soleil, qui sont les seules à avoir un potentiel de croissance important. Il faut y ajouter la biomasse, au potentiel de croissance limité par le renouvellement annuel.

  • La loi de transition énergétique a fait l’impasse sur la sécurité de l’alimentation électrique de la France

     

     Article paru dans "Le Monde de l’Énergie" du 19 octobre 2022 par Sauvons Le Climat

    Une tribune signée par l’association Sauvons le Climat, qui défend un scénario de sortie des combustibles fossiles dans une optique « positive, scientifique, cartésienne », sous la plume de Claude Jeandron, ex-ingénieur d’EDF et président d’honneur de l’association.

    En matière de transition énergétique, le texte de loi français le plus critiquable est sans conteste la loi de transition écologique pour une croissance verte (LTECV) du 17 août 2015 puisque ce texte, fortement orienté sur les questions énergétiques, pour ne pas dire électriques, a lancé le remplacement d’une partie du parc nucléaire existant (le tiers de ce parc !), par des énergies renouvelables, essentiellement éolienne et solaire.

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    Le collectif européen « weCARE », dont « Sauvons le Climat » est membre, a écrit le 5 septembre 2022 aux
    Représentations Permanentes des 27 Etats Membres, afin de leur réclamer des dispositions fortes et urgentes à prendre lors du Conseil des Ministres de l’Energie du 9 septembre.

     

     

     

     

  • L’été 2022 : le standard pour 2050 ?

     

     

    L’été 2022 a vu des situations météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du globe : pour l’Europe, c’était l’été le plus chaud jamais enregistré, associé à une sécheresse catastrophique ; en France, les températures élevées ont provoqué le décès prématuré de plus de 10 000 personnes selon l’INSEE ; chaleur et sécheresse conjuguées ont favorisé la multiplication d’incendies ravageant les forêts ; des orages destructeurs et des évènements méditerranéens violents ont frappé de nombreux départements. Les incendies de forêt ont affecté de nombreux pays en Europe et ailleurs, la Californie ayant à nouveau été très touchée par ces incendies. Une sécheresse catastrophique a aussi sévi ailleurs comme en Chine. Au Pakistan, des pluies diluviennes et les inondations associées ont tué plus de 1 000 personnes.

    Une situation aussi violente à l’échelle mondiale aurait été extrêmement improbable en l’absence du réchauffement climatique. En effet, celui-ci augmente la probabilité, et donc l’occurrence, de telles situations. Et si ce réchauffement s’amplifie, des étés comme celui que nous venons de vivre pourraient devenir la norme dans quelques décennies.

  • Énergie - Climat : La France et l'Europe ont fait beaucoup d'erreurs

    Il faut les corriger au plus vite

     

    Les crises que nous traversons (crise climatique, crise géopolitique, crise économique, ...) rappellent à ceux qui les avaient oubliés les enjeux du domaine énergétique. Le rôle fondamental de l'énergie dans notre société est réaffirmé :

    • l'énergie est indispensable au fonctionnement de notre société: la disponibilité de l'énergie dont nous avons besoin à tout moment n'est pas acquise
    • l'énergie porte des enjeux fondamentaux de souveraineté du pays: la dépendance à des fournitures extérieures peut générer certaines formes de soumission
    • les énergies fossiles constituent un domaine majeur d'émissions de gaz à effet de serre et donc du changement climatique: il va falloir s'en passer. La crise climatique est telle que la baisse effective des émissions à l'échelle de la planète doit être une priorité absolue
    • les impacts économiques de l'énergie sont fondamentaux : la soutenabilité des dépenses pour les ménages et la compétitivité de notre économie sont en jeu.
  • Le nucléaire, du déni à la procrastination : défaut de gouvernance et une relance qui tarde ! Les leçons en ont-elles été tirées ?

     

     

    La presse a abondamment communiqué depuis quelques jours sur le redémarrage de la centrale au charbon Émile Huchet de Saint-Avold, dont les 600 MW de puissance constitueront un apport insuffisant mais très précieux pour passer les pointes de consommation d’électricité l’hiver prochain. C’est une mauvaise solution sous l’angle du réchauffement climatique, la production d’électricité à partir de charbon émettant environ 1 kg de CO2 pour chaque kWh d’électricité produite. Mais le gouvernement a fait le choix politique de privilégier l’alimentation en électricité du pays.

  • Le départ de Jacques Frot.

     Photo Jacques FROT 2

    L’annonce du décès de notre ami Jacques Frot, décédé le 2 juillet dernier alors qu’il allait atteindre 90 ans, nous a profondément attristés.

    Nous adressons nos sincères condoléances à son épouse Denise et à ses enfants.

    Ancien cadre supérieur dans une entreprise pétrolière, Jacques a voulu, une fois à la retraite, s’intéresser aux questions énergétiques. Ayant alors découvert les avantages de l’énergie nucléaire, il a activement contribué aux activités de Sauvons le Climat en mettant à sa disposition son grand talent de vulgarisateur.

  • AVIS FAVORABLE AU PROJET DE PISCINE D'ENTREPOSAGE DE COMBUSTIBLE

     


    ©Médiathèque Usine Nouvelle

     

    Sauvons le climat a déposé un "cahier d'acteurs" dans le cadre de la concertation engagée sur le projet de piscine d'entreposage de combustible usé déposé par EDF. Ce projet vise a assurer une capacité durable d'entreposage de ces combustibles en attente de leur retraitement à l'usine de La Hague.


    L'avis de Sauvons le climat est favorable.

     

     

     

     

  • Politique énergétique européenne : un échec climatique absolu

     Face à la baisse massive des livraisons de gaz russe, l’Europe se retrouve en situation de précarité énergétique dès maintenant : il faut coûte que coûte remplir les stockages de gaz avant le 1er novembre, c’est une obligation légale qui a pour but de sécuriser le passage des pointes hivernales. En France, ces stockages représentent un peu plus du quart de la consommation annuelle, leur remplissage ne signifiera donc pas l’arrêt des importations qui devront se poursuivre à un rythme élevé, durant l’hiver prochain et au-delà

    La réponse de plusieurs pays européens vient de tomber : elle consiste à se retourner massivement vers le... charbon, en rouvrant des capacités de production d’électricité utilisant ce combustible, de loin le plus émetteur de CO2 et le plus polluant de tous. C’est le cas notamment de l’Allemagne, de l’Autriche, du Danemark, des Pays-Bas et bientôt d’autres pays ; l’Italie se retrouve également en situation très précaire et va devoir augmenter sa production d’électricité à partir de charbon et de fioul. Quant à la France, tout laisse à penser que ses deux dernières centrales au charbon ne sont pas près de pouvoir fermer.

  • Du gaz russe au gaz de schiste américain :

    de pire en pire pour le climat et pour la planète


    ©Fabien Montreuil pour Mer et Marine

    La crise ukrainienne met en évidence les risques liés à la dépendance de l'Europe au gaz russe.

    Au passage, elle illustre, s'il en était encore besoin, l'échec cuisant de la politique énergétique allemande qui, non contente de faire flamber les prix, de ne pas faire baisser significativement les émissions de gaz à effet de serre et de mettre en danger la sécurité du réseau électrique européen, a rendu le pays totalement « accro » au gaz de M Poutine. Le sevrage du junkie allemand sera très difficile, car il ne dispose, pour s'approvisionner que des gazoducs venant de Russie. Il devra donc, à court terme, se tourner vers son ancienne (et toujours bien actuelle) addiction au charbon (et surtout au lignite qu'il trouve dans son propre sol). Le climat en pâtira à la mesure des émissions de carbone qui en résulteront.

  • L’électricité nucléaire est une bonne solution pour le climat.

    La France doit-elle s’en priver parce que ce serait une énergie du passé ?

    Crédit photo: Wikipedia

     

    L’affirmation péremptoire selon laquelle le nucléaire serait une « énergie du passé » est une interprétation au mieux mal informée, au pire, malveillante, de l’histoire de l’électronucléaire mondial et notamment français.

    Elle pourrait nous enfermer dans deux pièges redoutables : d’une part la suspension sine die de la R&D sur les réacteurs à neutrons rapides indispensables au nucléaire durable et donc à l’énergie durable, et d’autre part la perte d’attractivité de la discipline auprès des jeunes talents.

  • L'électricité nucléaire est une très bonne solution pour le climat.

    La France doit-elle s’en priver parce qu'elle serait trop chère ?

    Crédit photo: Reuters

     

    Que n’avons-nous pas entendu clamer : le kWh nucléaire est cher et n’inclut pas déchets et démantèlements. Les renouvelables sont désormais très compétitives et le foisonnement des productions éolienne et solaire permet à ces renouvelables de contribuer à la stabilité du réseau européen !

    La réalité est bien différente.

    Le prix du nucléaire actuel (42 €/MWh si on se fie au prix imposé à un EDF contraint de vendre le quart de son électricité à prix coûtant à ses concurrents) comprend la totalité de ses charges « du puits à la roue » investissements et exploitations inclus : mines, fabrication du combustible et traitement après combustion, construction et exploitation des installations, gestion des déchets et démantèlement.

  • Face aux changements du climat, une action tous azimuts s’impose

    Le GIEC a publié les deux premiers volumes de son 6ème rapport d’évaluation du changement climatique, établi à partir des travaux scientifiques publiés. Le premier volume, sorti en août 2021 et consacré aux bases scientifiques, mettait clairement en évidence l’action de l’homme sur le réchauffement, dont les conséquences sur le climat s’accroissent de façon importante. Le second volume : « impacts, adaptation, vulnérabilité », a été publié à la fin février 2022[1]. Que nous apporte-t-il ?

    • La mise en évidence des nombreuses conséquences, déjà bien visibles, du changement climatique. Les populations sont d'autant plus affectées que leur niveau socio-économique est plus bas.
    • Une évaluation des impacts à venir en fonction du réchauffement que nous laisserons ou non s'installer. Ils croissent beaucoup plus vite que le réchauffement. Chaque fraction de degré de réchauffement en plus fera empirer la situation ; ainsi, dépasser 1,5 °C de réchauffement augmentera significativement le risque d’impacts sévères.

    [1] https://report.ipcc.ch/ar6wg2/pdf/IPCC_AR6_WGII_SummaryForPolicymakers.pdf                

  • L'électricité nucléaire est une très bonne solution pour le climat

    La France doit-elle s’en priver parce qu’il n’y aurait pas de solution pour les déchets ?

    « Que faire des déchets nucléaires les plus dangereux et qui le resteront pendant plusieurs milliers d’années ? Malgré plus de soixante ans d’exploitation de l’énergie nucléaire, il n’existe toujours pas de solution durable et sûre pour gérer les déchets nucléaires ». C'est le leitmotiv des opposants aux centrales nucléaires. Qu'en est-il en réalité ?

    Toute activité humaine qu’elle soit ménagère, vie quotidienne, économique, industrielle, commerçante, génère des déchets. Pour le nucléaire, la question n’est donc pas de produire ou pas des déchets, mais les véritables questions consistent à :

              - en produire le moins possible grâce notamment à l’économie circulaire,

              - savoir gérer correctement les déchets produits (matières ultimes) pour qu’ils n’altèrent pas notre environnement.

  • Des fuites massives de méthane qui doivent être évitées

    Crédit photo: Flickr Creative Commons – Ken Doerr

    Le réchauffement du climat que nous subissons est dû à l’accumulation dans l’atmosphère de gaz qui entravent la fuite vers l’espace de la chaleur que nous recevons du soleil. Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal contributeur à l’effet de serre additionnel dû à l’action de l’homme, suivi par le méthane. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre. Bien que sa concentration en volume dans l’atmosphère soit plus de 200 fois plus faible que celle du CO2, sa contribution au réchauffement observé depuis le début de l’ère industrielle atteint les 2/3 de celle du CO2. Le méthane est particulièrement nocif pour le climat à court terme : son temps de vie dans l’atmosphère avant qu’il soit oxydé en CO2 est d’une douzaine d’années. Ainsi, son pouvoir réchauffant de l’atmosphère est ≈30 fois plus élevé que celui de la même masse de CO2 lorsque l’on considère l’impact sur une période de 100 ans ; mais, à plus court terme, si l’on considère une période de 20 ans, ce pouvoir réchauffant du méthane n’est plus 30 fois mais 90 fois celui du CO2. Face à l’urgence climatique, il est donc très important de réduire considérablement dès aujourd’hui les émissions des divers gaz à effet de serre, et particulièrement ceux qui ont une action forte à court terme comme le méthane.

  • Leçons de la saga de la Taxonomie Européenne : il faut réformer le marché de l’électricité

    Dans un article récent, Marc Deffrennes, ancien fonctionnaire européen, vice-Président de Sauvons le Climat et fondateur de l’Alliance européenne weCARE, analyse les développements de la Taxonomie Européenne pour une Finance Durable qui vient d’être publiée par la Commission Européenne.

    Ces trois années de débats ont révélé ce que l’on savait déjà : le gouffre qui existe au sein des États Membres entre les pro-100% Renouvelables, les pro-nucléaire et les pro-gaz.

    La faille de la Taxonomie est qu’elle est « verte » et ne considère que cette seule dimension - sans prise en compte des autres dimensions de durabilité sociétale : l’économie et le caractère abordable, la sécurité et la fiabilité de l’approvisionnement en énergie. Elle est en ce sens symptomatique de la poussée du lobby vert dans les Institutions Européennes, qui se décline en des cibles toujours croissantes de déploiement d’énergies renouvelables intermittentes.

  • L'électricité nucléaire est une très bonne solution pour le climat

    La France doit-elle s'en priver par crainte d’un accident ?

               Les accidents nucléaires sont perçus par l’opinion publique comme également probables sur tous les réacteurs de la planète, quel qu’en soit le modèle, le pays d’installation ou l’exploitant. Seuls les mots « accident nucléaire » semblent être retenus, sans autre considération, comme une sorte de fatalité. Cette vision ne correspond pourtant et heureusement pas à la réalité : les accidents de réacteurs nucléaires survenus dans le monde à ce jour sont profondément liés aux comportements humains que ce soit au stade de leur conception, de leur construction, de leur exploitation, de leur contrôle, de la gouvernance globale de cette industrie dans leur pays.

              Ainsi, les causes profondes de l’accident de Three Mile Island en 1979 aux États-Unis sont des erreurs humaines. Celles des accidents de Tchernobyl en 1986 en Ukraine et de Fukushima en 2011 au Japon sont des fautes gravissimes commises à différents stades et niveaux de responsabilité à l’encontre des règles de base en matière de sûreté nucléaire. Dans le cas de Fukushima, le tsunami n’en a été que l’élément déclencheur, non la cause profonde.

  • La France a besoin d’une industrie bas carbone

    Elle doit s'en donner les moyens

    Crédit photo: Huffigton Post

     Arcelor Mittal vient d’annoncer vouloir reconvertir trois de ses hauts fourneaux grâce à des fours électriques et à des techniques de réduction du fer à base d'hydrogène.

    Le gouvernement souhaite accompagner financièrement l’industrie dans cette voie.

    Les hauts fourneaux sont grands consommateurs de charbon et donc des émetteurs importants de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre.

    Sauvons le climat, dans son livre blanc en vue de l’élection présidentielle, préconise une importante réindustrialisation de notre pays à la condition qu’elle s’accompagne d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

  • Nouvelles normes pour le bâtiment

    Une réglementation en pleine évolution, mais un secteur à soutenir pour longtemps encore

    Crédit photo : Batiactu - Levkr-Thinkstockphotos

     La nouvelle Réglementation Environnementale pour les bâtiments (RE 2020) est entrée en application à compter du 1er janvier 2022 : elle concerne les nouvelles constructions à l’exception d’une partie importante des bâtiments tertiaires. Mais elle ne concerne pas l’existant alors que c’est dans ce secteur que les plus gros efforts de décarbonation devront être faits. Pour ces bâtiments existants, le nouveau Diagnostic de Performance Energétique (DPE) est entré en application le 1er juillet 2021 pour les transactions immobilières. Les travaux de rénovation énergétique suscités par ce DPE font l’objet d’un dispositif de soutien renforcé : « MaPrimeRénov’ », qui connaît un grand succès auprès des citoyens propriétaires (malgré la limitation des aides en fonction des revenus).

  • « Futurs énergétiques 2050 »

    Une étude de référence de RTE aux hypothèses bridées

    Crédit photo: L'Express-AFP-Boris Horvat

            L'étude de RTE dénommée ci-dessus, publiée le 25 octobre 2021, a été à juste titre unanimement saluée pour sa grande qualité d’analyse. Malheureusement, elle a ignoré certaines hypothèses.

           Parmi ses avancées, on citera une consultation approfondie de la société civile (industriels, institutions, organisations diverses, experts, etc.), initiative également saluée, qui a apporté un regard critique et de très nombreuses propositions concernant les hypothèses à retenir et discuter pour cette étude inédite.

  • Pourquoi des risques de coupure d’électricité ?

    Les pénuries d’électricité qui se profilent pour la France ont une cause connue : la
    réduction irresponsable des marges du système électrique due à la politique énergétique
    des dirigeants de ce pays

    Au début de l'année 2021, Sauvons le Climat alertait sur la dangereuse dérive de la qualité et de la sécurité de notre système électrique par deux articles argumentés :

    - La sécurité d'alimentation en électricité du pays en danger :  lien vers le site SLC

    - Du 1er au 8 janvier 2021 notre réseau électrique n’a tenu que grâce au nucléaire, à l’hydraulique et aux importations ! Une fragilité accélérée du mix électrique français :  lien vers le site SLC

    Les semaines passées ont montré combien ces alertes étaient justifiées et combien la situation de notre alimentation en électricité est de plus en plus fragile. Cet état de fait n'est pas lié à des circonstances exceptionnelles, mais à une suite de décisions dépourvues de toute vision prospective.

  • Retour à la raison sur le nucléaire

    C'est un bon début Monsieur le Président, mais il faut aller plus loin

    Le Président Macron a annoncé dans sa déclaration du 9 novembre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires dans notre pays. C'est enfin un signe concret de la fin des visions dogmatiques et idéologiques qui portaient vers un objectif 100% renouvelable utopique et dangereux.

                    Sauvons le Climat n'a cessé de le rappeler : la priorité doit être la baisse des émissions de gaz à effet de serre. La première évidence est que la fin de l'usage des énergies fossiles le plus tôt possible est incontournable. La deuxième évidence est que l'électricité doit être substituée, chaque fois que possible, aux énergies fossiles. La troisième évidence est que, en dehors de l'hydraulique dont l'extension sera limitée en France, le nucléaire est le seul moyen de production d'électricité décarbonée, souple et fiable. Il doit être le socle de notre mix énergétique.

  • « Futurs énergétiques 2050 » publiés par RTE le 25 octobre 2021 :

    un choix pour le climat sans ambiguïté, mais il faut aller plus loin comme dans notre scénario NégaTep

    RTE a présenté, le 25 octobre dernier, les résultats de son étude intitulée « Futurs énergétiques 2050 », fruit d’un long et très conséquent travail de plus de deux années, enrichi par une très large concertation publique dont les équipes de RTE doivent être félicitées. RTE aboutit à la conclusion sans appel qu'il est impossible de se passer du nucléaire pour atteindre les objectifs climatiques que la France s’est fixés, tout en maîtrisant le coût de l’électricité pour les consommateurs et pour l’économie du pays.

    Parmi les 6 scénarios étudiés, sans surprise, celui qui émet le moins de CO2 comprend la part de nucléaire (50 % de la production) la plus élevée. RTE écrit : « prolonger les réacteurs nucléaires existants dans une logique de maximisation de la production bas-carbone augmente les chances d’atteindre la cible du nouveau paquet européen « -55 % net ».

  • Mega projet solaire de Saucats : bonnes questions, mauvaises réponses

    Le projet Horizeo, qui doit être implanté à Saucats, et pour lequel vient de débuter une enquête publique, se présente comme « Horizeo, création d’une plateforme d’énergies renouvelables ». HORIZEO est annoncé comme un projet multi-énergies ambitieux, innovant et responsable qui associe sur un même site production, stockage et consommation d’énergies exclusivement renouvelables.

    Un bien beau projet donc… sur le papier. Mais comme pour ce qui est innovant et d’apparence aussi séduisant, il amène à pas mal de questions. Les dossiers fournis par le maître d’ouvrage apportent un certain nombre de réponses qui relèvent plus de la poudre aux yeux et de la manipulation que de la description d’un projet qui présente de l’intérêt environnemental et économique.

  • On peut discuter de tout sauf des chiffres

    ou

    Pourquoi le « tout marché » européen de l’électricité est devenu fou

     Les Français s’inquiètent depuis plusieurs semaines de l’envolée des prix du gaz et de l’électricité. Ils ont raison. Ces augmentations ont une cause commune : l’envolée des prix du gaz sur le marché mondial qui affecte non seulement les consommateurs de gaz, mais aussi les consommateurs d’électricité.

    Le prix du MWh de gaz est passé de moins de 15 € en septembre 2020 à près de 60 € courant septembre 2021 et a continué à augmenter entre fin septembre et début octobre pour atteindre 108 € à Rotterdam le 6 octobre ! Soit des multiplications respectives de son prix par 4 et 7 en un an, complètement folles !

  • Quelles énergies pour demain ?

    La question de l’énergie va être la plus importante de ce siècle pour l’ensemble de l’humanité, qui doit faire face à une révolution inédite, très différente des révolutions passées. Une courte rétrospective historique permet d’éclairer le sujet : après avoir vécu pendant des millénaires avec très peu d’énergie disponible, exclusivement renouvelable, l’humanité a enchaîné depuis un peu plus de deux siècles plusieurs révolutions énergétiques successives avec l’usage du charbon, puis du pétrole, puis du gaz, tous fossiles, puis de l’électricité qui peut être produite à partir de ces sources fossiles et de nombreuses autres sources primaires d’énergie, renouvelables et nucléaire. L’usage cumulé de ces sources a rendu possible une consommation énergétique très élevée dans les pays développés.

  • Ça n’arrive qu’aux autres

    Crédit photo: Rhein-ERFT-Kreis-AFP

    C’est bien connu et le GIEC l’a dit, les pays qui vont le plus souffrir du réchauffement climatique sont les pays les plus pauvres. Or, justement parce qu’ils sont pauvres, ce sont ceux qui émettent le moins de CO2. C’est très désagréable pour eux, mais on se donne bonne conscience en leur promettant de l’aide via des mécanismes internationaux technocratiques dont on va discuter pendant des heures à l'occasion des prochaines COP, et on se dit que dans nos pays riches, le réchauffement ne peut pas être si grave, du moins pour le moment.

    Mais la nature ne fait pas de sentiment. Le changement climatique frappe en effet durement les pays pauvres, tels ces pays d’Afrique où l’aridité croissante ne permet pas à l’agriculture de nourrir les populations. Mais les pays riches peuvent eux aussi être durement frappés. Les catastrophes récentes en sont une démonstration : les incendies en Australie, en Sibérie, en Suède, pour ne citer que les plus gigantesques d’entre eux, les chaleurs meurtrières à l’ouest non seulement des États-Unis mais aussi du Canada, les inondations aux conséquences dramatiques en Allemagne, en Belgique, en Chine ou en Inde…

  • Cordemais-Fessenheim : échec au climat

                Fin de partie pour le projet Ecocombust. La centrale de Cordemais ne sera pas convertie à la biomasse. EDF jette l'éponge face aux coûts de l'opération...

                Il ne s'agit pas d'une véritable surprise pour qui connaissait un peu ce projet qui pouvait paraître intéressant sur le papier mais qui n'avait pas de vraie dimension industrielle. On sait aussi que le bilan environnemental était loin d'être aussi séduisant qu'affiché par certains : une part de charbon restait nécessaire et le projet n'était pas bas carbone, l'approvisionnement en combustible biomasse même de récupération présentait un impact environnemental conséquent, ...

                Fin de l'illusion donc et retour au pragmatisme.

                Pour autant, on nous annonce que la centrale va devoir continuer à fonctionner au charbon au moins jusqu'en 2024 (voire 2026 dixit RTE), et pour des durées limitées, pour assurer la sécurité du réseau... tiens donc !

  • Décarboner les bus urbains.

    Bus à hydrogène ou bus électriques ?

    Estimations des coûts du CO2 évité : Exemple de la Communauté de Dijon.


    Photo : maquette-des-bennes-a-ordures-menageres-a-hydrogene
    (crédits Dijon Métropole)

     

    De nombreuses communes se détournent de la propulsion diesel ou gaz (GNV) pour faire fonctionner leur parc de bus pour diminuer leurs émissions de CO2. La RATP a par exemple décidé pour ses 4 700 autobus de s’équiper de bus électriques à batteries à 80 % , le reste fonctionnant au GNV.

    Au vu des incitations fiscales, les communes se voient proposer de choisir des autobus fonctionnant à l’hydrogène. Ainsi, la communauté de Dijon a choisi de s’équiper uniquement avec des bus à hydrogène.

  • L’hydrogène, solution miracle ou leurre ?


    Crédit photo : Michel Labelle /Total

     

    Chacun a son opinion, mais quelles sont les données ?

                L’Hydrogène est aujourd’hui un produit industriel bien maîtrisé comme produit chimique dans la fabrication des engrais ou le traitement des pétroles. Comme on espère l’utiliser pour pallier l’intermittence des renouvelables, il a été récemment promu comme un vecteur essentiel dans l’économie de l’énergie. Si on entend s’affranchir du nucléaire pilotable, il convient d’en produire de grandes quantités pour générer de l’électricité dans les périodes sans vent et sans soleil. Il est essentiel aux scenarios « tout renouvelable » pour la production d’énergie.

  • Un système électrique « 100 % renouvelable » est-il réellement possible ?

     Crédit photo : Reuters

     

    Le mercredi 27 janvier 2021, RTE (gestionnaire du Réseau de Transport de l’Électricité) a officiellement présenté en conférence de presse son étude réalisée en commun avec l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) intitulée : « Conditions et prérequis en matière de faisabilité technique pour un système électrique avec une forte proportion d’énergies renouvelables à l’horizon 2050 ».

  
  
  
  
  
  
  
  
  
  

2022 10 18 a 21 UE SLC 14 bis

14ème Université d'Été de Sauvons Le Climat 2022 - PROGRAMME FINAL et Présentations

Regards sur la ressource en eau et
Regards sur l'actualité de l'énergie


Centre Léo Lagrange, à Sainte-Croix (01120)


du mardi 18 octobre au vendredi 21 octobre  2022

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PROGRAMME FINAL DE L'UE

Lien vers l'ensemble des présentations et des vidéos

Hashtag Tweeter : #UESLC2022

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Vous pouvez aussi accéder aux programmes et présentations des 13 universités d’été précédentes

Scénario NEGATEP 2021

 Logo nT V5

 

L'association "Sauvons le climat" publie son scénario énergétique "Négatep". Celui-ci vise à améliorer l'efficacité énergétique sans renoncer à l'efficacité économique et pose donc la question suivante : peut-on abaisser les rejets de CO2 sans altérer le bien-être de la population ni entraîner de dépenses inconsidérées ?

Lien vers la présentation du livre  : Scénario pour réduire les émissions de CO2 de la France d'ici 2050-2060

Lien vers le Communiqué de Presse du 22 octobre 2021 : Actualisation du Scénario NégaTep : Sortir des énergies fossiles c’est possible !

Lien vers les articles déjà publiés pour l'édition NEGATEP 2017

979 10 97174 58 3 Negatep

 

Lien vers les articles déjà publiés pour l'édition NEGATEP 2017

 

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