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Communiqué : L’été 2022 : le standard pour 2050 ?

  • Publié le 18 septembre 2022
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L’été 2022 : le standard pour 2050 ?

 

 

L’été 2022 a vu des situations météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du globe : pour l’Europe, c’était l’été le plus chaud jamais enregistré, associé à une sécheresse catastrophique ; en France, les températures élevées ont provoqué le décès prématuré de plus de 10 000 personnes selon l’INSEE ; chaleur et sécheresse conjuguées ont favorisé la multiplication d’incendies ravageant les forêts ; des orages destructeurs et des évènements méditerranéens violents ont frappé de nombreux départements. Les incendies de forêt ont affecté de nombreux pays en Europe et ailleurs, la Californie ayant à nouveau été très touchée par ces incendies. Une sécheresse catastrophique a aussi sévi ailleurs comme en Chine. Au Pakistan, des pluies diluviennes et les inondations associées ont tué plus de 1 000 personnes.

Une situation aussi violente à l’échelle mondiale aurait été extrêmement improbable en l’absence du réchauffement climatique. En effet, celui-ci augmente la probabilité, et donc l’occurrence, de telles situations. Et si ce réchauffement s’amplifie, des étés comme celui que nous venons de vivre pourraient devenir la norme dans quelques décennies.

Les climatologues de divers pays d’Europe ont estimé les risques que le réchauffement climatique modifie brutalement et pour plusieurs centaines d’années voire davantage, des éléments clés de l’environnement terrestre, altérant fortement nos conditions de vie. De telles ruptures sont moins probables et potentiellement gérables si nous réussissons à contenir le réchauffement en dessous de 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle[1] ; en revanche, leur probabilité et leur nombre augmenteront très rapidement avec le réchauffement.

Le réchauffement des hautes latitudes est beaucoup plus rapide que dans le reste du monde, avec des impacts forts dans cette région : fonte du pergélisol, qui entraînerait automatiquement une émission importante de CO2 voire de méthane et donc un renforcement du réchauffement ; disparition de la glace continentale et marine dans diverses régions de l’arctique ou de l’antarctique ; arrêt de courants marins en mer du Labrador. De tels phénomènes auraient des conséquences importantes sur les climats des moyennes latitudes.

Il est donc urgent d’agir simultanément dans 2 directions :

  • réduire massivement nos émissions de tous les gaz à effet de serre, au premier rang desquels le dioxyde de carbone et le méthane, mais sans oublier aussi les autres gaz ; Sauvons le Climat, qui depuis sa création alerte sur cette absolue nécessité, a émis de nombreuses recommandations sur ce sujet, en particulier dans son Livre Blanc Climat - Énergie.
  • prendre dès maintenant les mesures d’adaptation appropriées pour limiter les effets délétères des impacts du changement climatique tels que ceux vécus pendant l’été 2022.

Puisse l’été qui s’achève servir d’ultime avertissement !

 

[1]  Nous sommes déjà à 1,1°C de réchauffement et les quantités de gaz à effet de serre émises à l'échelle planétaire ne diminuent pas.

 

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