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La guerre climatique continue de plus belle

  • Publié le 2 octobre 2020
SAUVONS LE CLIMAT
  • Changement climatique
  • Développement durable
  • Climat
  • CO2 et GES

La guerre climatique continue de plus belle

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Le 25 Janvier 2020, à propos des incendies ravageant l’Australie, « Sauvons Le Climat (SLC) » posait la question « La Guerre Climatique a-t-elle commencé ?»[1]

Pour un programme mondial de contrôle
des feux de brousse et de forêts

Les grands feux qui se sont déchaînés sur la Californie et le Sud-Ouest des USA (15.000 km2  réduits en cendres), polluant l’air de San Francisco de façon spectaculaire, montrent que, non seulement cette guerre a commencé mais qu’elle continue. Les feux de Californie s’ajoutent à ceux qui ont sévi en Sibérie[2]   depuis le début de l’année (100.000 km2 partis en fumée[3] envoyant 1,6 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère)[4].

L’ampleur des feux croît régulièrement. Ainsi, cette année, la Californie célébrée pour son efficacité dans la lutte contre les grands feux, a manqué de moyens humains et matériels et n’a pu trouver d’aide dans les états proches (Arizona, Colorado, New Mexico, Oregon) qui sont eux-mêmes la proie des flammes[5].

Il est plus que temps que l’ONU se saisisse de la menace que représente le développement annuel de par le monde, de catastrophiques feux de brousse ou de forêt qui, dans un terrible cercle vicieux, augmentent considérablement les émissions annuelles de CO2 et donc le réchauffement climatique. En 2019 et 2020 les feux de forêts ont été à l’origine de l’émission de plus de 2 milliards de tonnes de CO2. Soit environ 5 fois celles de la France.

Indépendamment d’une amélioration de la gestion des forêts pouvant diminuer la probabilité de départ de feux, la façon la plus efficace de lutter contre les grands feux est de se donner les moyens de les éteindre aussi tôt que possible. À cet effet il y aurait lieu de définir les régions à risques devant faire l'objet d'une surveillance permanente par voie satellitaire, observation aérienne ou terrestre et de mettre en place un réseau mondial de bombardiers prépositionnés (avec le plein d’eau) de telle manière que tout nouveau foyer puisse être traité en moins d'une heure.

S'agissant d'un enjeu mondial, on ne peut continuer à traiter cette question comme une question locale, ni même nationale.

L'ONU, par exemple dans le cadre de l'UNEP (United Nation Environment Programme), pourrait être chargée de gérer cette armada. On peut estimer le besoin en bombardiers d'eau à quelques milliers, représentant un budget annuel de quelques milliards d'euros. Pour le financement, on peut rêver d'une taxe sur l'extraction de charbon...

La multiplication des bombardiers d’eau pourrait donner une bouffée d’oxygène à une industrie en grande difficulté.

Il existe un grand nombre de types d’engins utilisés dans la lutte aérienne contre les incendies[6]. La transformation d’avions de ligne est de plus en plus courante. Une équipe d’ingénieurs toulousains veut soutenir les états dans leur lutte contre le feu. Pour améliorer l’efficacité de ce combat, ils ne veulent pas se contenter des bombardiers classiques et préconisent l’utilisation de « supertankers »[7].

Les États sont certes largement responsables de l’insuffisance de la lutte contre les grands feux, mais on ne saurait passer sous silence la responsabilité écrasante des grandes ONG qui voient dans ces catastrophes une occasion de culpabiliser l’humanité et de la mener sur la route de la décroissance en s’opposant à toutes les solutions pratiques et techniques, « la technique ne pouvant résoudre les problèmes dont elle serait elle-même responsable ».

Ces ONG sont-elles prêtes à intervenir auprès de l’ONU et des États pour que des solutions réalistes permettant de réduire drastiquement les émissions de CO2 soient enfin décidées ?

 

[1]  https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/australie-la-guerre-climatique-a-t-elle-commence

[2] Selon Wikipedia

[3] Rappelons que la superficie de la France métropolitaine est de 544 000 km2

[4] La nature des surfaces brûlées étant différente la quantité de CO2 par ha (mesurée en tCO2 par ha brûlé)  est estimée (communication privée par Jean Marie Seiler) à 90 pour l’Australie, 55 pour la Californie et 160 pour la Sibérie

[5]  https://calmatters.org/environment/california-wildfires/2020/08/california-wildfires-help-neighbors/

[6]  https://en.wikipedia.org/wiki/Aerial_firefighting#Water_bombers

[7]  https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/des-ingenieurs-de-toulouse-veulent-transformer-les-avions-de-ligne-en-bombardiers-d-eau-face-aux-incendies_35248787.html

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