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Le CO2 joue-t-il un rôle dans le fonctionnement du climat global ? L’opinion d’un amateur passée au crible

  • Publié le 16 février 2010
SLC
  • Changement climatique

Le CO2 joue-t-il un rôle dans le fonctionnement du climat global ? L'opinion d'un amateur passée au crible. Sauvons Le Climat 16 février 2010

Au cours des derniers mois, le GIEC a été l'objet de campagnes de plus en plus virulentes pour dénigrer son travail et ses conclusions. Tout motif, tout écart, avéré ou supposé, est prétexte et monté en épingle pour affecter la crédibilité de cette organisation et, par là même, mettre en cause ses conclusions. Les climato-sceptiques font actuellement circuler sur le net des conférences présentées par des personnes ayant une culture scientifique mais qui n'ont jamais rien publié sur le climat, et qui affirment démontrer l'absence de rôle appréciable du CO2 dans le fonctionnement du climat. C'est ainsi qu'au cours des derniers mois a beaucoup circulé le diaporama d'un géologue, Robert Giraudon, qui prétend démontrer que le CO2 émis par l'homme ne peut pas induire de réchauffement du climat, et que le GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Etude du Climat), groupe d'experts et de laboratoires internationaux, a truqué les données pour accréditer la thèse du réchauffement d'origine anthropique.

La présentation de R. Giraudon a été analysée par des chercheurs en climatologie du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE).. Leur verdict est simple : le calcul fourmille d'erreurs. Ainsi, Giraudon applique le concept de pouvoir de réchauffement global (PRG qui est le réchauffement moyen sur un siècle provoqué par unité de masse de gaz relâché dans l'atmosphère) à la vapeur d'eau, alors que ce concept n'a aucun sens pour un gaz dont la durée de vie dans l'atmosphère n'est que d'une à deux semaines ; il en donne même une valeur, sans fournir la moindre explication sur sa méthode de calcul. Il multiplie ensuite les PRG par la concentration atmosphérique alors que ce concept s'applique aux quantités émises. Dès lors, il n'y a pas lieu d'être surpris que ses propres résultats – le CO2 responsable pour 0,5% de l'effet de serre naturel, la vapeur d'eau pour 99,4% de l'effet – n'aient rien à voir avec ceux : 60% pour la vapeur d'eau et 26% pour le CO2. qu'attribuent à ces 2 gaz tous les spécialistes et ouvrages spécialisés. Comble d'incohérence, les PRG des différents gaz qui sont ses solides données de base, ils résultent précisément du même calcul des climatologues que les 60% et 26%, calcul dont il prétend démontrer la fausseté.

L'ensemble des erreurs techniques sont analysées dans les commentaires et critiques des experts du domaine, qui peuvent être lus sur le site de Sauvons le Climat : http://sauvonsleclimat.org/new/spip/IMG/pdf/2010_Giraudon_Reponse.pdf

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