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SLC rencontre Emmanuelle Wargon Secrétaire d'État auprès du MTES

  • Publié le 4 juin 2019
SAUVONS LE CLIMAT
  • Changement climatique
  • Economie
  • La Transition Energétique
  • PPE
  • Energies renouvelables

« Sauvons le Climat » rencontre Emmanuelle Wargon Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Transition Écologique et Solidaire

 

Le 24 mai dernier, « Sauvons le Climat » a été reçu par Emmanuelle Wargon. Éric Maucort et Jean Pierre Pervès ont ainsi eu l'occasion de présenter notre vision des enjeux liés au changement climatique.

Nous lui avons remis notre synthèse de la Loi de Transition Énergétique et de la dernière PPE en expliquant nos critiques sur les résultats obtenus et le besoin de changer de cap en recherchant l'efficacité technique, économique et sociétale des mesures à prendre.

La ministre a fait preuve d'une bonne écoute courtoise avec de l'impatience à recevoir des propositions concrètes et une certaine fermeté sur certaines positions.

Nous avons pu constater :

  • une ignorance (pas surprenante) du fonctionnement du système électrique et des enjeux d'équilibre et de sécurité (qui ont cependant éveillé sa curiosité)
  • un affichage de l'absence de besoin de subvention des EnR électriques compte tenu de la baisse des coûts (les 121 Md€ de la Cour des Comptes correspondent aux engagements du passé sur lesquels on ne peut pas revenir et ce passif n'augmente plus)
  • une conviction, appuyée sur les études RTE de la possibilité de diminuer la production nucléaire à l'horizon 2035 sans recourir à une production fossile supplémentaire puisque la consommation d'électricité est censée diminuer
  • un intérêt sur la notion de coût de la tonne de CO2 évitée : elle recherche des éléments sur ce sujet
  • une perception de l'attente des français d'une baisse de la production nucléaire liée à la volonté de limiter le volume des déchets (seul argument présenté par la ministre) : elle reconnaît cependant que les déchets existent de toutes façons et que le niveau d'émission du parc de production ne doit en aucun cas augmenter
  • une focalisation sur les enjeux d'efficacité voire de sobriété énergétique sans vision de l'intérêt de la substitution des énergies et de l'électrification de l'économie : les chiffres ADEME du coût et de l'intérêt d'un passage à une pompe à chaleur plutôt que de l'isolation ont cependant semblé l'interpeller
  • un certain niveau de méconnaissance des rôles respectifs de la France et de l'Europe dans le domaine de l'énergie. Nous lui avons rappelé le conflit entre le traité européen, qui confie aux états la maîtrise de leur mix énergétique et la volonté de la direction européenne de la concurrence d'intervenir dans ce domaine (cas des barrages) ainsi que le non-respect par l'ADEME de la Directive 2010/31/UE qui définit l'efficacité d'un bâtiment sur la base de l'énergie finale consommée.

À la suite de cette rencontre, deux notes rédigées par « Sauvons le Climat » lui ont été adressées : sur l'impact des renouvelables électriques vis à vis de la sécurité du réseau et sur le coût total de ces renouvelables intermittentes, en intégrant les coûts réseau et les coûts du back-up au-delà de l'illusion des coûts « aux bornes de la machine ».

Une synthèse des travaux de l'Université d'été sur le bâtiment sera transmise par la suite.

Les croyances dans le discours dominant et l'ignorance de certaines réalités restent fortes du côté du MTES, mais on ressent une certaine volonté d'efficacité dans les actions. Un changement de cap n'est cependant pas encore à l'ordre du jour.

La pédagogie est nécessaire et « Sauvons le Climat » va continuer ses actions dans ce sens.

Pièces jointes (liens vers fichiers pdf) :

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