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Le « grand emprunt » et le solaire photovoltaïque : un même poids, deux mesures

  • Publié le 12 décembre 2009
François.Poizat
  • Electricité
  • Energie dans les transports
  • Eolien et solaire
  • Taxes et quotas

 

Le « grand emprunt » et le solaire photovoltaïque : un même poids, deux mesures

 

On ne peut s'empêcher de rapprocher deux domaines où il est question d'endettement à long terme de la collectivité nationale : le « grand emprunt » et les engagements d'achat pendant 20 ans de l'électricité photovoltaïque. Ces deux domaines sont à peu près d'un même poids, mais « pèsent » de façon fort différente dans le débat politique.

Un même poids :

Le grand emprunt voulu par le Président de la République sera probablement de 35 milliards ; les engagements d'achat de l'électricité photovoltaïque produite par les installations réalisées d'ici la fin 2012 engageront selon toute vraisemblance une somme équivalente, voire supérieure.1

Deux mesures :

Le grand emprunt a mobilisé deux anciens premiers ministres et a été largement débattu sur la place publique et au Parlement ; le tarif d'achat et sa garantie pendant 20 ans ont été mis au point en catimini, sans cesse adapté aux demandes du Syndicat des Energies Renouvelables, sans aucun débat public ni même au Parlement.

Le fait que le grand emprunt « endette » tous les contribuables et l'achat du solaire photovoltaïque les consommateurs d'électricité ne change rien à l'affaire : c'est bel et bien la collectivité nationale qui est endettée dans les deux cas.

Sauvons le Climat tire à nouveau la sonnette d'alarme (voir son communiqué du 25 septembre 2009 : « solaire photovoltaïque – réorientez les aides » et un communiqué à venir  sur les ENR photovoltaïque et l'exemple allemand ). Tant que les quantités d'électricité en cause étaient limitées (le Grenelle de l'environnement prévoyait 1,4 GWc d'ici 2015, représentant un endettement de 10 milliards ce qui était déjà important), on pouvait estimer que cela relevait de la responsabilité de l'exécutif, au même titre que la programmation pluriannuelle des investissements dans les secteurs de l'énergie. Mais la bulle spéculative actuelle, qui a déjà sévi en Espagne et en Allemagne et a obligé ces pays à plafonner les nouveaux engagements, exige une nouvelle approche et un débat à la hauteur des enjeux.

Sauvons le Climat rappelle qu'il a toujours soutenu la filière solaire photovoltaïque, mais en privilégiant la recherche et le développement plutôt que des investissements massifs2. Il recommande très fortement la suppression de l'obligation d'achat et son remplacement par un système de subvention au kWh consommé par le producteur. afin d'éviter la création d'une bulle spéculative qui ne peut que nuire au développement harmonieux de cette filière et afin de développer les utilisations directes et locales du courant continu fourni par les panneaux photovoltaïques.

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