Novembre 2025
Sauvons Le Climat a publié une note de Jean Poitou « Le point sur le climat global » qui fait le point sur la situation du climat telle qu’on la connait au 3ème trimestre 2025. Le présent communiqué en rapporte les points saillants.
Depuis un peu plus d’un siècle, la température moyenne à la surface du globe a augmenté de 1,24 °C. L’augmentation est plus faible sur les océans que sur les continents où elle s’accélère et atteint 1,9°C en 2024.
Le réchauffement est provoqué par l’accumulation de gaz à effet de serre au sein de l’atmosphère. Les activités humaines émettent principalement du dioxyde de carbone, du méthane et de l’oxyde nitreux. Après des décennies de croissance, les émissions ont commencé à diminuer. Mais la durée du séjour de ces gaz dans l’atmosphère (13 ans pour la plus courte, celle du méthane), la concentration atmosphérique de ces gaz continue à croître, accroissant le réchauffement.
La majeure partie du réchauffement est due au CO2. Parmi les activités humaines, il y en a deux qui provoquent un refroidissement :
- le changement d’usage des sols, en particulier la déforestation, entraîne une augmentation sensible du pouvoir réflecteur des sols considérés. Réfléchissant une plus grande part du rayonnement solaire incident, ils se réchauffent moins ;
- les aérosols que nous provoquons forment un écran qui limite l’intensité du rayonnement solaire qui atteint la surface du globe. Mais on est obligé de réduire les émissions d’aérosols pour lutter contre la pollution.
La chaleur en excès se répartit très inégalement dans les enveloppes de la Terre. Ainsi, l’océan en absorbe 91%, alors que l’atmosphère n’e prend que 1%.
Les activités humaines sont responsables de la quasi-totalité du réchauffement observé, la part du soleil est minime.
En ce qui concerne les précipitations, elles présentent une très forte variabilité. Mais il n’y a pas de tendance nette d’une évolution du total global des précipitations.
Le réchauffement fait monter le niveau de la mer, d’une part par la dilatation thermique de l’eau, et d’autre par l’eau apportée par la fonte des glaciers polaires et alpins. L’évolution du réchauffement entraîne une accélération de la montée du niveau de la mer.
L’accord de Paris spécifiait que le réchauffement global devait in fine ne pas dépasser 2°C et, dans la mesure du possible être limité à 1,5°C. Le réchauffement à l’équilibre dépend essentiellement de la quantité totale de dioxyde de carbone qui aura été émise depuis le début de l’ère industrielle. Avec le taux actuel d’émissions et pour que la probabilité de dépassement de température n’excède pas 50%, la limite des émissions sera atteinte dans moins de 4 ans pour un réchauffement de1,5°C et de 26 ans pour un réchauffement de 2°C.
Une des conséquences du réchauffement est l’accroissement en nombre ou en intensité d’évènements extrêmes : évènements d’intensité, de durée ou d’extension spatiale anormalement longue
L’étude de Jean Poitou sur ce sujet est accessible (format pdf) : Le point sur le climat global ou version html
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