Le scénario NEGATEP : l'éco-cohérence des choix énergétiques
Mortalité et émissions de gaz à effet de serre évitées par les centrales nucléaires historiques et en projet
Pushker A. Kharecha* and James E. Hansen
NASA Goddard Institute for Space Studies and Columbia University Earth Institute, 2880 Broadway, New York, New York 10025, United States
RESUME (traduit en français par Sauvons Le Climat):
Par suite de l'accident de mars 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, la contribution de l'énergie nucléaire à la fourniture mondiale d'énergie est devenue quelque peu incertaine. Du fait que l'énergie nucléaire est une source abondante et peu émettrice de carbone pour la production de base d'énergie, elle pourrait apporter une importante contribution à la mitigation du changement climatique global et de la pollution de l'air. Avec les données historiques de production, nous avons calculé que, globalement, l'énergie nucléaire a évité la mort due à la pollution de l'air de quelques 1,84 millions de personnes, ainsi que l'émission de 64 milliards de tonnes d'équivalent CO2 de gaz à effet de serre, qu'aurait entraîné par la combustion de combustibles fossiles. Sur la base de projections globales qui tiennent compte des effets de l'accident de Fukushima, nous trouvons que l'énergie nucléaire pourrait d'ici 2050 éviter un supplément d'environ 420 000 à 7 040 000 décès et l'émission de 80 à 240 milliards de tonnes d'équivalent CO2 provoquées par la combustion des fossiles, la fourchette étant due à l'incertitude sur le combustible que l'énergie nucléaire remplacerait. En revanche, nous évaluons qu'une expansion sans contraintes de l'utilisation du gaz naturel n'apporterait pas de mitigation au problème climatique et causerait beaucoup plus de décès que l'accroissement de l'énergie nucléaire.
Article publié dans Environmental Science and Technology (une revue de la société américaine de chimie) en mars 2013. Télécharger l'article complet en anglais
Cahier de participation déposé par Sauvons Le Climat pour la Commisson Nationale sur la Transition Energétique (CNDTE)
Sauvons le Climat
soumet à l’attention de la CNDTE :
NEGATEP et quelques recommandations pour une transition énergétique « climatiquement » correcte.
La consommation sans frein des énergies fossiles contribue de façon déterminante à un réchauffement climatique dont les conséquences s’annoncent redoutables.
Il est encore possible de préserver le climat de notre planète et, par lui, l’avenir des générations futures, en limitant drastiquement la combustion des carburant fossiles. Cela doit être LA priorité de la transition énergétique.
Face au bouleversement de nos habitudes énergétiques que cela implique, les réponses restent largement à optimiser sinon à découvrir. L‘environnement et l’énergie sont des domaines complexes, hautement sensibles où les faits sont souvent obscurcis derrière l’intérêt de lobbies ou des craintes et passions irrationnelles.
Synthèse sur les accidents nucléaires de Fukushima Daiichi et leurs conséquences
Jean-Marc Berniolles - Mai 2013
Le contexte général
Si l’on veut faire des accidents nucléaires de Fukushima Daiichi une référence mondiale en matière d’accidents nucléaires graves, il faut savoir de quoi l’on parle précisément. Sans cela on ne peut comprendre comment la France, pays relativement le plus nucléarisé, n’a pas, jusqu’à présent, connu d’accident du type TMI qui reste la référence pour nos réacteurs REP, alors que les réacteurs nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima Daiichi sont de types différents.
Et, si l’on considère l’utilisation des accidents nucléaires de Fukushima Daiichi comme base d’analyse des dangers du nucléaire électrogène en France, il faut bien détailler la nature des risques respectifs, les différences des réacteurs et, élément très important, l’organisation de la sûreté pour l’analyse de sûreté, le contrôle des installations et la gestion des accidents graves.
Lire la suite : Synthèse sur les accidents nucléaires de Fukushima Daiichi et leurs conséquences
A propos d’un débat caricatural sur la chaîne Arte : « Centrales nucléaires, démantèlement impossible »
émission du 21 mai 2013 à 20h50, rediffusée le 25 mai à 12h30
Sauvons Le Climat - 30 mai 2013
La chaîne Arte est connue pour sa sensibilité anti-nucléaire, ce qui n’est pas étonnant compte tenu de son caractère germano-français. Mais si on peut comprendre qu’une chaîne publique ait telle ou telle sensibilité, il n’est pas admissible que, au nom de l’information et du débat, elle diffuse un document de pure propagande au service d’une tendance idéologique.
Quelle information peut-on retirer du film introductif de Bernard Nicolas ?
Première surprise il ne discute guère que de la façon dont les Allemands tentent ou ont tenté de régler le problème les commentaires laissant entendre qu’il est bien mieux pris en compte du côté allemand... la qualité allemande, si bien connue !
Cahiers de participation SLC Dauphiné Savoie : logement et chauffage bois, transition allemande, hydraulique
En mai, la section Dauphiné Savoie de Sauvons Le Climat a publié 3 cahiers de participation sur le site de la transition énergétique :
L'expérience allemande de transition énergétique
Renouvellement des concessions hydroélectriques et les STEPs
Comment compter et évaluer les différentes énergies, et en particulier les énergies renouvelables : réflexions méthodologiques et exemples
Pierre Bacher – mai 2013
Résumé : Après avoir rappelé les concepts d’énergies primaires et d’énergies finales ainsi que les conventions qui les lient, tels qu’adoptées au niveau international, on montre leur inadaptation lorsque l’on veut évaluer l’efficacité énergétique et économique des systèmes énergétiques, en particulier ceux comportant plusieurs transformations d’une énergie dans une autre. En revanche, la méthodologie développée dans le rapport Vecteurs de l’Académie des technologies[1]se révèle parfaitement bien adaptée.
On illustre ce propos par deux exemples : les principales utilisations de la biomasse (limitées au secteur de l’énergie) et l’utilisation des pointes de production de l’électricité éolienne, par essence intermittente.
Cette méthode permet de bien identifier les principaux facteurs qu’il est indispensable de quantifier lorsque l’on veut évaluer la pertinence technico-économique de tel ou tel choix ; notamment les rendements thermodynamiques de chaque étape, les capitaux à investir et les facteurs de charge que l’on peut espérer, l’impact en matière de rejets de CO2.
Jusqu’à quand les gouvernements et leurs conseillers refuseront-ils de faire vraiment face à la réalité du réchauffement climatique?
Le seuil symbolique est atteint, la concentration du CO2 dans l’atmosphère de l’hémisphère nord atteint 400 parties par million à Mauna Loa (Hawaï), loin de toute source de pollution. Certes, ce n’est pas encore la moyenne annuelle, ce n’est pas encore la moyenne globale, c’est le pic saisonnier avant que la pousse de la végétation dans l’hémisphère nord ne fasse quelque peu décroitre cette valeur pour 6 mois. Mais c’est une valeur que l’homme n’a jamais connue, une valeur que la terre n’a pas connue depuis plusieurs millions d’années.
La conséquence de cette accumulation de CO2 est évidente : un réchauffement global déjà bien perçu avec tous les dérèglements climatiques et leurs conséquences : fonte massive de la banquise arctique, météorologie plus contrastée avec des évènements météorologiques violents plus fréquents1, montée du niveau de la mer, dérèglements de la végétation, migration de la faune …
Le scénario ADEME est-il crédible ?
Les énergies renouvelables : quel potentiel d’ici 2025/2030 ?
Jean-Pierre Pervès, Claude Acket, Hubert Flocard, Hervé Nifenecker, Pierre Bacher
De nombreux documents préalables au débat sur la transition énergétique ont été publiés depuis quelques mois. Les divergences manifestes de leurs recommandations ne peuvent que renforcer l’inquiétude de voir s’enliser le débat à venir. Sauf bien sûr à considérer que son issue est déjà largement figée par la contrainte que constitue une promesse électorale (pas plus de 50% d’électricité nucléaire en 2025).
Tous ceux qui connaissent le monde de l’énergie savent que, sauf émergence d’une nouvelle réserve abondante et très bon marché, le système énergétique d’un pays ne peut évoluer que très lentement : un scénario présentant une baisse du nucléaire de 78 à 50% dans la production d’électricité en 13 ans n’est donc guère crédible quand on sait qu’il faut une dizaine d’années ou plus pour que tout nouveau projet d’envergure devienne opérationnel (construction d’une ligne haute tension ou d’un cycle combiné gaz en Bretagne).
Transition énergétique : "Le cave se rebiffe" !
Michel Gay - 20 mai 2013
La production d'énergie d'un pays est une chose sérieuse. Elle est un des piliers qui détermine le mode de vie d'une société. Sans une production d'énergie abondante et bon marché, les civilisations modernes s'écrouleraient d'elles-mêmes. C'est probablement ce que cherchent les "décroissants", altermondialistes et autres rêveurs dangereux adeptes d'une certaine "écologie" du retour à un passé idéalisé.
Le procédé est simple. Il faut détruire ce qui fonctionne, notamment le nucléaire, pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques comme, par exemple, l'éolien et le solaire photovoltaïque. La société moderne de consommation "capitaliste" n'y résistera pas et implosera de l'intérieur. Le but recherché sera atteint.
Lire la suite : Transition énergétique : "Le cave se rebiffe" !


