Sauvons le climat en 3 titres :

 NEGATEP 2014, LE scénario d'éco-cohérence des choix énergétiques
"Diviser par 4 les rejets de CO2 dus à l'énergie"

Negatep 2014 en pdf    son résumé      -      L'analyse financière en pdf     son résumé        
    

 9 ème UNIVERSITE D'ETE - Le Creusot - 22 au 24 septembre 2016

"Quel avenir pour le nucléaire au lendemain de l'accord de Paris ?"


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FICHES DOCUMENTAIRES DU CONSEIL SCIENTIFIQUE
"Eléments pour une politique raisonnée de l'énergie"

     En 14 articles, les caractéristiques, atouts et inconvénients des différentes sources d'énergie.
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Sauvons Le Climat a lancé la pétition ci-dessous et vous invite, si vous êtes d'accord , à signer à l'adresse: 

http://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/sortons-charbon/19802

Lettre ouverte à Madame la Ministre de l'environnement de la République Fédérale d'Allemagne,

Madame la Ministre,

Nous voyons à quel point vous êtes soucieuse de la santé de vos concitoyens lorsque vous demandez à vos voisins belges et français d'arrêter quelques centrales nucléaires qui représenteraient un danger potentiel pour vos compatriotes proches de la frontière. Actuellement, toutefois, aucun citoyen allemand n'a vu son état de santé se dégrader du fait des centrales nucléaires belges ou françaises.

Au contraire, la nocivité des émissions toxiques des centrales à charbon et à lignite ne fait aucun doute. C'est ainsi que l'Université de Stuttgart estime le nombre annuel de décès causés par les émissions de ces centrales à 22000 en Europe et 1000 en France. Par ailleurs, elles émettent 300 millions de tonnes de CO2 chaque année ...

En conséquence, Madame la Ministre, nous demandons que la République Fédérale d'Allemagne s'engage à arrêter toutes ses centrales à charbon et lignite d'ici 2022. 

CAP DES 10000 SIGNATURES franchi le  26 mai !!!

 

Liste des 10400 premiers signataires

NB: les signataires sont les seuls responsables de leurs commentaires, qui n'engagent SLC en aucune manière

quelques unes de personnalités ayant signé la pétition

 

Les Verts au charbon, plein gaz ! - Jacques TREINER

 

 

Jacques TREINER, physicien, membre de « Sauvons le climat »

 

L’imaginaire de l’énergie est puissant : l’écologie d’Epinal qui imagine qu’avec quelques panneaux sur le toit de sa maison et une éolienne au fond du jardin on résout la question de l’énergie est lovée au fond de nombre de scénarios de la transition énergétique qui, par ailleurs, peuvent représenter des constructions très élaborées. Du soleil, du vent, ne manque plus qu’un peu d’amour et d’eau fraîche pour un bonheur parfait. 100 % renouvelable est le dernier mot d’ordre, pourquoi résister ?

Las… !

Les chantiers de l’éolien en discussion aujourd’hui en France et en Allemagne permettent de préciser quelques ordres de grandeur. L’appel d’offres pour le parc d’éoliennes de mer de 3 GW prévu en Normandie et en Bretagne requiert un investissement de 10 milliards d’euros. En Allemagne, il s’agit d’un parc de 600 MW pour un investissement de 1,2 milliards d’euros. Est-ce peu, est-ce beaucoup ? Voyons. Une éolienne de mer délivre une puissance moyenne égale environ au tiers de sa puissance nominale, car elle ne produit pas d’énergie lorsque le vent est en panne ou trop violent. A cela s’ajoute le fait que les éoliennes sont données pour fonctionner une vingtaine d’années, alors qu’une centrale standard fonctionne trois fois plus de temps. Tout compris, sur la longue durée, cela fait 9 fois le coût du Watt installé. Autrement dit, pour obtenir l’équivalent d’une centrale EPR de 1,6 GW fonctionnant 90% du temps (pour un coût d’environ 6 milliards d’euros) il en coûtera, suivant les deux projets mentionnés, 42 milliards d’euros en France, 25 en Allemagne.

Cette estimation est certes grossière, elle ne tient pas compte des coûts d’exploitation, du développement massif de lignes sous-marines pour ramener la production vers la terre, de l’entretien, du démantèlement des installations, du traitement des déchets dans le cas du nucléaire etc. Mais elle permet tout de même de conclure que, à l’évidence, ces financements des renouvelables ne se trouveront pas à la hauteur d’une sortie massive et rapide du nucléaire et des fossiles : la facture d’électricité serait multipliée par cinq, au moins. Les renouvelables intermittents, utiles à coup sûr dans les pays gros émetteurs de gaz à effet de serre pour leur production d’électricité, ne joueront jamais qu’un rôle partiel. En revanche, la porte est grande ouverte pour les centrales au charbon ou au gaz, incomparablement moins chères. L’éolien, une façon de verdir le gaz ?

Il parait que l’Allemagne montre le chemin. L’énergie nucléaire y est décrétée « non éthique » : c’est le retour – qui montre que du passé il est décidément bien difficile de « faire table rase » - d’un romantisme de la nature, bien germanique, qui fait frémir dans ce contexte : sera donc éthique de pousser le charbon et la lignite, seront éthiques les dizaines de milliers de morts prématurés dus aux poussières émises lors de leur combustion, éthique le recours accéléré aux centrales à gaz pour palier les caprices du vent lorsqu’il souffle trop ou trop peu sur les pales des éoliennes, éthique l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, un kWh d’électricité s’accompagne en Allemagne de 6 fois plus d’émission de gaz carbonique qu’en France, quel sera le rapport demain ? Les Allemands paient leur électricité 30% plus cher qu’en France, combien demain ? Les scénarios produits par le ministère de l’économie et de la technologie allemand qui envisagent de ramener en 2050 leur niveau d’émissions à celles de la France prévoient que l’Allemagne devrait importer un quart de sa consommation électrique : même en divisant par deux la consommation d’énergie primaire, les scénarios les plus volontaristes n’assurent pas, et de loin, l’autosuffisance électrique de nos voisins. Mais puisque c’est cela le chemin …

On préfèrerait pourtant que l’éthique soit réservée aux questions humaines, et moins aux problèmes de plomberie que sont, après tout, les questions d’approvisionnement énergétique – pour importantes qu’elles soient.

Alors, les Verts : au charbon en Allemagne, plein gaz partout ?

Ce texte a été publié par Libération le 16 décembre 2011

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