A Bruxelles, les Entretiens Européens (ASCPE) marquent des points !

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Le colloque intitulé « Investissements dans le nucléaire en Europe » organisé par Les Entretiens Européens -dont Sauvons le Climat (SLC) est  partenaire - ont largement répondu à notre attente.

« La renaissance du nucléaire est assurée dans le monde mais le défi principal pour l’Europe est de rester dans la course ! La peur des risques liés à cette technologie a envahi les comportements et face à l’offensive idéologique et irrationnelle des antinucléaires les industries et les Etats agissent en défensive, s’excusant presque d’être encore leaders ».

C’est par ces propos que le 20 octobre dernier, à Bruxelles, devant un large parterre de spécialistes, Claude Fischer à ouvert Les Entretiens Européens sur le thème de la réforme du cadre de marché pour la valorisation et le financement de l’énergie nucléaire en Europe.

La journée a débuté par les interventions de Myrtho Tripathi, conseillère de Brice Lalonde, puis de Michael Schneeberger, un éminent spécialiste autrichien des questions nucléaires très concerné par le problème climatique, membre de SLC, qui ont positionné les débats dans le cadre des objectifs de la COP 21. Ce fut l’occasion pour Michael Schneeberger de dévoiler les grandes lignes de l’étude internationale « How much can nuclear energy do about global warming » qui sera prochainement publiée dans International Journal for Global Energy Issues.

Elles ont été suivies de trois tables rondes. La première a traité de la question de savoir ce que font les Etats et la Commission européenne pour favoriser le développement du nucléaire dans un contexte de renaissance du nucléaire dans le monde et à face la concurrence à l’export. Après avoir entendu le point de vue des Anglais et des Tchèques, il fut intéressant d’entendre celui du directeur Nucléaire de la Commission européenne : après avoir réaffirmé que chaque pays membre restait libre de son mix énergétique il a annoncé, sans plus de précisions, qu’une nouvelle version du « paquet Climat » était en phase finale de préparation.

La seconde table ronde, très animée, a abordé la question de l’investissement dans la recherche et dans le capital humain. De vives critiques se sont élevées à l’encontre de la Commission sur la question des SMR (small modular reactors), et plus généralement celle des nouvelles technologies, les intervenants du CEA et même du Centre Commun de Recherche lui reprochant l’insuffisance de moyens et le manque de soutien à l’innovation. L’auditoire a pu concrètement prendre conscience du retard que prenait l’Europe lors des auditions tout à fait remarquables des représentants de Rosatom et du directeur de Atomenergopromsbyt, qui ont montré le dynamisme dont faisait preuve la recherche et l’industrie nucléaire russe.

La dernière table ronde a traité plus directement de la nécessité et des moyens de soutenir des investissements à long terme. L’exemple anglais fut mis en avant par plusieurs orateurs, et on a pu mieux comprendre le besoin de réformer le cadre de marché pour favoriser les contrats de long terme et les partenariats d’investisseurs.

Une journée passionnante, remarquablement organisée, qui a permis à tous les participants, et notamment aux nombreux membres de la Commission présents, de mesurer la gravité de la situation et la nécessité urgente de sortir des idéologies et revisiter les politiques qui prévalent à la tête de l’Europe et dans la plupart des pays membres pour dynamiser l’industrie nucléaire européenne.

Pour plus d’informations : http://entretiens-europeens.org/

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